mardi 17 avril 2018

Les paradoxes de l'esprit





Remue-méninges : comment sceller soi-même les barreaux de sa prison
(Archives du blog)


Un dialogue.

L'UN : « Je n'ai pas le choix. Je ne crois pas qu'on puisse changer, nous sommes programmés par nos gènes et notre ADN. »  

L'AUTRE : « Vous croyez que nos actes, nos choix et notre destin sont prédéterminés ? »

L'UN : « C'est évident ! »

L'AUTRE : « Il y a pourtant, de par le monde, des personnes qui croient au libre-arbitre alors que d'autres croient au déterminisme, non ? »

L'UN : « Ceux qui croient au libre-arbitre se trompent, c'est une illusion... »

L'AUTRE : « Donc, si je comprends bien votre point de vue, entre ces deux croyances, libre-arbitre ou prédétermination, vous choisissez, librement, d'être déterminé ? »

L'UN : ...



Un autre dialogue

L’UN : « C'est le cerveau humain, ses connexions neuronales électriques et ses neurotransmetteurs, qui produisent la pensée. » 

L’AUTRE : « Un peu comme le foie produit la bile ? »

L’UN : « Oui, exactement. »

L’AUTRE : « C'est donc votre cerveau qui produit la pensée que le cerveau produit la pensée ? »

L'UN : ...



L’Ouroboros,
image du serpent ou dragon qui se mord la queue,
 est le symbole des raisonnements paradoxaux
 qui créent des cercles vicieux,
 ces prisons conceptuelles que nous construisons nous-mêmes.





mardi 10 avril 2018

Le paradoxe de l'identité






Remue-méninges: Jack in the box.
(Archives du blog)


Paul Watzlawick, psychologue de l'école de Palo-Alto et spécialiste des injonctions paradoxales, a écrit « Les aventures du baron de Münchhausen », ce personnage légendaire qui se sauva tout seul de la noyade : il réussit à s'extraire lui-même de l'eau en se tirant par ses propres cheveux.

Comment sortir d'un piège paradoxal ?
En différenciant les niveaux et les catégories logiques.

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Dialogue

L’UN : « Je me sens piégé, je ne peux pas me sortir de cette situation ».

L’AUTRE : « Vous vous voyez tourner en rond dans une boite fermée, sans porte ni fenêtres ? »

L'UN : « C'est exactement ça. »

L'AUTRE : « Pourriez-vous dessiner cette sorte de boite dans laquelle vous êtes enfermé ? »

L'UN : « La voilà. »

L'AUTRE : « Et à présent, pourriez-vous vous dessiner en train de tourner en rond dans cette boite ? »

L'UN : « Me voilà. »

L'AUTRE : « Vous voilà. Vous voyez la boite et son prisonnier ? »

L'UN : « Oui. »

L'AUTRE : « Vous vous voyez prisonnier dans la boite ? »

L'UN : « Je me vois, oui. »

L'AUTRE : «  Pour vous voir dans la boite, ne faut-il pas que vous soyez hors de la boite ? »

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Le « JE » qui se voit pris au piège est au-delà

 du « MOI » qui se sent piégé.
« JE » vois « MOI », je me vois...
Je suis donc déjà sorti du piège.

La boite fermée s'est ouverte




mardi 3 avril 2018

Les zèbres et la sélection naturelle




L’œil de la mouche : pourquoi les zèbres ont-ils des rayures ?


Vous ne le croirez jamais et pourtant... Les zèbres sont rayés à cause de la mouche Tsé-tsé (trypanosomiase africaine), qui fait des ravages en provoquant la maladie mortelle du sommeil.

Les mouches en question sont attirées par les pelages monochromes, grandes surfaces comestibles bien visibles. Les premiers zèbres avaient quelques taches foncées aléatoires et dispersées sur leur robe, comme certains chevaux. Au fil du temps, depuis la préhistoire, les animaux qui avaient le plus de taches régulières et rapprochées, ont été favorisés par la sélection naturelle.

C'est un avantage, en effet, car les mouches Tsé-tsé, ne comprenant rien à cette alternance dissuasive de rayures claires et foncées et ne sachant plus où donner de la trompe, évitent les zèbres les plus rayés.

Ils se sont donc reproduits en léguant cet avantage à leur descendance. La sélection a privilégié ceux qui en étaient les mieux pourvus et qui échappaient aux piqures de mouche.

C’est pourquoi les zèbres dont les rayures sont les plus denses se trouvent près des foyers les plus virulents de la maladie du sommeil. Mais oui...


C’est peut-être aussi  pourquoi
plus les zèbres sont rayés,
plus ils sont éveillés.