lundi 3 juillet 2017

Le "devoir d'informer"





L’ingénu en Gaule : « On ne met pas du vin nouveau dans de vielles outres »


La presse grand public est indignée.

Quatrième pouvoir, habituée à faire les rois ou à brûler Carnaval, à scénariser et à arbitrer les combats de gladiateurs dans l’arène politique, à distribuer bons et mauvais points, gavée d’ortolans et d’informations « confidentielles »  à la table des grands de ce monde plusieurs fois par semaine, elle brandit le devoir d’informer depuis qu’elle n’a plus accès à l’écume des choses, ragots de cantine qui alimentaient ses « Unes », faisaient ses délices et lui épargnaient tout effort de réflexion, de prospective et d’analyse.

La connivence, c’est fini. Il va lui falloir réfléchir par elle-même, lire, se cultiver, sortir des joutes binaires entre le bien et le mal, les bons et les méchants, le noir et le blanc, la gauche et la droite, bref, s’essayer à la pensée complexe.

Il va lui falloir cesser d’écrire l’Histoire en regardant dans un rétroviseur. Elle ne pourra plus reproduire du même, à l'image des amibes qui se multiplient par scissiparité quand l'environnement leur est favorable. Il va lui falloir renoncer à la facilité.

Si elle ne veut pas disparaître, il va lui falloir labourer sa pensée...


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