dimanche 22 janvier 2017

Hérisson ? Paillasson ?






Remue-méninges : « burnout »...
« Paillasson piétiné » ou « hérisson irrité » ?


Ce billet, écrit en 2012, est malheureusement toujours d'actualité. Il l'est d'autant plus que les pathologies du stress et de l'épuisement professionnel deviennent pandémiques. Il existe des causes objectives aux burnouts, qui ne dépendent pas de l'employé(e) : une concurrence mondialisée accrue, une exigence de productivité qui pèse lourdement sur l'effectif quand l'entreprise ne recrute pas, un mode de management toxique... Mais il existe aussi des causes subjectives, liées à l'attitude personnelle, et sur lesquelles il lui est possible d'agir.


Un cas d'école :
Vous êtes l'assistante d'un directeur commercial. Il vous donne des éléments pour traiter la réponse à appel d'offres d'un gros client, qui doit être postée au plus tard à 9 heures le lendemain matin, sous peine d'être invalidée. C'est un travail qui demande beaucoup d'attention.

Vous êtes restée trois fois cette semaine jusqu'à 20 heures pour finaliser des dossiers urgents. Aujourd'hui vous devez absolument partir à 18 heures et vous en avez informé votre responsable.

Il déboule dans votre bureau : il vient d'obtenir un rendez-vous avec un prospect intéressant pour le lendemain à 10 heures. Il lui faut absolument une présentation sur PowerPoint et il vous demande de modifier la version actuelle en vous donnant les lignes directrices d'une version actualisée.

Première option : paillasson piétiné.
Vous dites : « Je vais m'arranger » et vous passez une partie de la nuit sur les deux urgences.
Mais le lendemain matin, épuisée, vous gémissez auprès de vos collègues : 
 - « Tu ne sais pas la dernière ? »,
 - « Il me prend pour son esclave ! »,
 - « Il est brouillon et mal organisé »...
C'est l'enfant soumis* en vous qui a accepté.

Deuxième option : hérisson irrité.
Vous entrez en ébullition et en éruption
- « Il n'en est pas question ! »,  
- « Je ne suis pas une machine ! », 
- « C'est toujours la même chose ! »...
C'est l'enfant rebelle* en vous qui a refusé.

Troisième option : vous remettez le singe sur ses épaules**.
« Nous allons avoir là un problème de priorité : vous préférez que je termine la réponse à appel d'offres ou que je prépare votre présentation ? Je ne peux pas faire les deux ».
C'est l'adulte* qui a parlé.


La sagesse des vieux livres
  « Que votre parole soit oui, oui, non, non.
 Ce qu'on y ajoute vient du malin. »


Savoir dire JE, à bon escient et sans entrer dans les JEUX du triangle dramatique de Karpman***,  c'est :

Ne pas faire de sauvetage en se prenant pour Mère Thérésa ou pour Jésus. 
Ne pas défourailler avec indignation dès qu'on se sent victime.
 Rendre à l'autre, calmement, la responsabilité qui lui appartient.



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