dimanche 26 juin 2016

l'usage des mots, l'usure des mots



L’œil de la mouche : les maux des mots
  Les mots s’usent quand on ne s’en sert pas. 

Plutôt que de critiquer l'appauvrissement de la langue, sauvons les mots en perdition avec Bernard Pivot. Il en recense 100, tous plus savoureux les uns que les autres : gandin, capon, brimborion, bancroche, mirliflore, rufian, jocrisse...
(100 mots à sauver. Bernard Pivot. Albin Michel.)

Il y en a quelques-uns que j’aime particulièrement et que j’utilise souvent, depuis longtemps.

  • « Carabistouille » me plait beaucoup. (Bêtise, sottise, sornette, baliverne, bourde, fadaise…)
  • « Péronnelle » aussi. (Femme ou jeune fille sotte et bavarde.)
  • J’ai adopté un mot que j’ai trouvé chez Colette, cette magicienne du langage, c’est le « rabicoin ». (Un recoin caché.) J’ai un « rabicoin » chez moi, qui sert de purgatoire, où j’entrepose les livres que je n’aurais pas dû acheter, que je ne relirai jamais et dont je devrais me défaire. Je le ferai un jour, peut-être, ou peut-être pas : il y a vingt ans et plus qu'ils sont là.

Et si chacun de nous faisait revivre trois ou quatre mots ?

1 commentaire:

  1. Ces trois mots sont d'un usage commun dans ma famille maternelle, avec le sens que vous précisez;

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