dimanche 7 février 2016

Qu'est-ce qu'un être humain ?



Remue-méninge : " Tout enfant qui ne devient pas ce qu'il peut être, c'est Mozart qu'on assassine". Saint-Exupery.  


Les progrès de la science et de la médecine ont considérablement augmenté l’espérance de vie et le confort quotidien des occidentaux.

Sommes-nous pour autant devenus plus humains ?

Qu’est-ce qu’être un être humain si ce n’est se soucier d’abord de tous les enfants du monde ? Les enfants sont l’avenir de l’humanité, c'est un truisme. Et pourtant, quel monde leur léguons-nous ? Quel présent et quel futur leur donnons-nous ? De quels progrès nous glorifions-nous dans notre aveuglement ?

Comment accepter que des enfants soient noyés, massacrés, bombardés, séparés de leurs familles et lancés seuls sur les routes du monde ? Comment supporter qu’ils aient peur, faim, qu'ils soient mutilés par des mines antipersonnel camouflées en jouets, qu’ils soient pieds nus dans le froid et la boue, qu’ils soient vendus comme des marchandises, que notre priorité absolue ne soit pas de tous les protéger et de donner à chacun la sécurité et la possibilité de se développer normalement ? Comment se résigner à ce que nous les inscrivions dans la colonne "pertes" de nos statistiques ? 

Nous ne devrions pas tolérer que même un seul d’entre eux subisse autant de misères pendant que nous nous prélassons dans l’abondance…

Où sont nos priorités ? Avons-nous définitivement perdu le nord en accordant de l’argent et des profits aux entreprises qui les exploitent ? En mettant l’accent sur nos progrès matériels, notre croissance économique et notre sécurité tout en détournant notre regard de tant de souffrances ?  

Chez nous, les compagnies d'assurance indemnisent les accidentés en fonction de leur rentabilité. La perte et le décès d'un adulte actif "vaut" plus que le décès accidentel d'un enfant qui est moins "rentable", car il ne participe pas au PIB. Voilà le signe le plus sûr de la folie qui atteint nos sociétés dites développées.

Ne pas assurer inconditionnellement la survie de tous les enfants est un crime contre l'humanité. La protection de leurs conditions de vie et de leur santé devrait être le premier et le principal souci de la collectivité mondiale.  

Ouvrons les yeux sur ce que nous faisons.


La déclaration des droits de l'enfant de 1959 inscrit ce principe dans une charte éthique universelle.

Est-elle respectée ? Est-elle même connue de tous ? 
Est-elle contraignante pour les signataires ?
S'inscrit-elle dans des actes ?
Au vu de l'actualité, on peut en douter...
La charte des droits de l'enfant 

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