lundi 15 décembre 2014

Petits cadeaux pour 2015



L’œil de la mouche : partage.

Quelques petites merveilles à lire ou à relire, à offrir ou à s’offrir pour terminer cette année morose et bien commencer la prochaine. J'ai aimé ces livres,  ils m'ont fait voyager, ils m'ont fait réfléchir, je les ai lus et relus, toujours avec le même plaisir. J'espère qu'ils vous plairont aussi.

 Élise Rousseau 
"Tous les chevaux du monde". 
Delachaux et Niestlé.
Un vrai bonheur pour les amoureux des chevaux et des beaux livres. Le fruit d'une passion, une somme et un régal !
L'encyclopédie, admirablement écrite et illustrée, de toutes les races de chevaux du monde.

Anthony Trollope
"Quelle époque !". 
Fayard.
En pleine ère victorienne, déboule dans la City de Londres, au milieu de gentlemen policés attachés à la moralité des affaires, un aventurier haut en couleurs qui brasse les millions qu'il ne possède pas. Malgré sa vulgarité et ses manières grossières, il attire chez lui toutes les vieilles familles patriciennes, fascinées par sa fortune affichée, comme les papillons par la flamme.
Les débuts de la finance virtuelle, de la spéculation d'envergure et l'invention, avant la lettre, du système de Ponzi...
Anthony Trollope, peu connu en France, mériterait d'être aussi célébré que Balzac et Dickens.

PD James
"Le phare". 
Policiers. Fayard.
P.D.James, grande dame anglaise contemporaine, sait remarquablement allier sensibilité et froideur clinique dans ses romans inclassables. Ils marient les contraires, psychologie des criminels et poésie, intrigue policière soutenue et écriture d'une grande romancière. Un alliage rare qu'on lit d'une traite sans respirer et des personnages qu'on ne peut plus oublier.
Elle a tourné la dernière page de son histoire en novembre. A 94 ans, elle préparait un livre que nous ne lirons jamais. Quel regret !

Edith Wharton
"Les beaux mariages".
Poche. 
Ondine Spragg, issue d'une petite ville américaine, jeune ambitieuse inculte, ravissante et sans scrupules, égoïste futée, part à l'assaut de la richesse et de la respectabilité, au moyen d'un carrousel de beaux mariages, seul ascenseur social à sa portée. Tout l'art de la romancière est là : finesse psychologique, portraits décapants, fresque sociale, maestria du style et du récit. La confrontation culturelle entre l'ancien et le nouveau monde d'avant-guerre est un thème cher à Édith Wharton, amie et sœur d'esprit d'Henry James, mais le portrait pourrait être contemporain.

P.G. Wodehouse
"Piccadilly Jim", toute la série des Blanding castle et tous les "Jeeves"... 
Poche.
A lire sans modération, pour terminer l'année en riant à en perdre haleine, ces récits légers, sommets de l'humour anglais, pleins de loufoqueries et d'allégresse contagieuse très éloignée de l'anxiété ambiante actuelle...

 Bonne fêtes de fin d'année à tous !

2 commentaires:

  1. On peut trouver sur internet, en cherchant un petit peu, l'adaptation télévisée des "Jeeves", avec Stephen Fry (Jeeves) et Hugh Laurie (Wooster). C'est très bien fait, avec l'humour so british et un anglais de très bon niveau. N'hésitez pas, c'est un régal.

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