lundi 22 décembre 2014

Anaphores et métaphores



L’œil de la mouche : Les mots pour le dire.

Depuis une célèbre anaphore, qui a laissé l’interlocuteur et le public bouche bée, cette figure de style et de rhétorique fait florès, on la retrouve partout.

Mais pour paraphraser Edmond Rostand et Cyrano de Bergerac :
"Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! bien des choses en somme"...

Il existe, en effet, bien d'autres figures de style :

Des figures de répétition
La gradation : assembler successivement des mots de manière croissante ou décroissante.
Exemple : "C'en est fait. Je n'en puis plus. Je me meurs. Je suis mort. Je suis enterré."
Le parallélisme : reprendre, en miroir et/ou en opposition, une structure syntaxique.
Exemple : "Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres.
L'homme aima les oiseaux et inventa les cages".

Des figures d'analogie
L'allégorie : représenter des valeurs abstraites avec des images concrètes.
Exemples : Marianne, le coq gaulois, allégories de la France.
La personnification : attribuer des caractéristiques humaines à un objet, un animal...
Exemple : le lion, roi des animaux, image du pouvoir et de la force, dans les fables de La Fontaine.
La comparaison : utiliser un comparé, un comparant, et un outil grammatical de comparaison (comme, tel que...)
Exemple : "La terre est bleue comme une orange".
La métaphore : utiliser une comparaison plus directe car l'outil grammatical de comparaison est manquant. La métaphore fait appel à l'imagination.
Exemple : "Cette faucille d'or dans le champ des étoiles".

Une figure d'exagération
L'hyperbole : exagérer l'expression d'une idée pour la mettre en relief et mieux frapper l'esprit. 
Exemple : "Il est mort de rire"

Des figures d'atténuation
La litote : suggérer quelque chose sans le dire.
Exemple : "Il n'est pas totalement stupide", pour dire : "Il est intelligent".
La prétérition : faire semblant de ne pas vouloir dire quelque chose, mais le dire quand même.
Exemple : "Il est inutile de vous rappeler que nous sommes ici pour prendre une décision". 
L'euphémisme : rendre une réalité moins brutale.
Exemple : "Troisième âge", "ainés"  pour vieillesse et vieillards.
L'antiphrase : exprimer ironiquement le contraire de ce que l'on pense.
Exemple : "Tout va très bien, Madame la Marquise", quand tout va mal...

Des figures de construction
L'antithèse : mettre en parallèle des mots qui désignent des réalités opposées.
Exemple : "Certains aiment le jour comme d'autres préfèrent la nuit".
L'oxymore : joindre et juxtaposer deux mots de sens opposé.
Exemple : "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles".
L'asyndète : ne mettre aucun mot de liaison entre des groupes syntaxiques, qui se suivent en renforçant l'idée d'accumulation.
Exemple : "Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières, On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières".
La polysyndète : opter pour le contraire de l'asyndète, c'est-à-dire une exagération des mots de liaison, qui ralentit le rythme.
Exemple : "Mais tout dort, et l'armée, et les vents, et Neptune".

Et beaucoup d’autres ici…

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