lundi 8 septembre 2014

Un triangle dramatique à la Une.




Remue-méninges : ruptures, conflits et déchirures.

Soyons prudents dans nos jugements car dans les ruptures, les conflits, les drames et les règlements de comptes qui se nouent au sein d’un couple, d’une famille ou d’une relation, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir d’un côté le Diable chargé de tous les péchés du monde et de l’autre un ange immaculé, vêtu de probité candide et de lin blanc.

Évitons les opinions simplistes.

C’est sa faute, à l’autre ? Celui qui trompe et qui triche, qui esquive, en "être de fuite" ? Ou celui qui attaque, griffe, mord, resserre son emprise et tente de tuer ? 

Oui, bien sûr.

Mais qui peut savoir où est la victime et quel rôle chacun a joué dans ce scénario mortifère ? Quelle est la part de l'un et de l'autre dans ce drame ? Comment ces relations se sont-elles nouées et dénouées ? Sur quel pacte tacite et sur quels angles morts ?

Personne ne le sait, pas même, le plus souvent, les intéressés...

Les déballages médiatiques, la prise en otage de l’opinion interpellée par un ersatz de psychanalyse sauvage et exhibitionniste, les silences aussi destructeurs que les mots, nous  renvoient au fameux triangle  de Karpman : la "Victime", après s’être livrée au "Sauvetage", devient "Persécuteur". Les rôles alternent et permutent dans le binôme qui se déchire, emporté par un typhon

Le "jeu" s'achève inéluctablement de manière dramatique. Tragédie grecque ou racinienne, fatum, Erynies et Furies. "C'est Venus tout entière à sa proie attachée".

Tout ce qui ne peut pas être élaboré psychiquement, tout ce qui ne parvient pas à se frayer un chemin vers la conscience, se traduit souvent par des passages à l’acte d'une violence brutale.

"Amour fou" ?
Il y a peut-être là un mot de trop.

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