lundi 10 mars 2014

Mais à quoi sert un CV ?



Remue-méninges : le CV ne sert à rien.

Le CV qui correspond à un gabarit établi, conseillé comme un modèle obligé, suivant le schéma : « Expérience, formation, divers » et ce, impérativement sur une page… ne sert à rien du tout.

C’est un outil qui date des années 70 et qui n’est plus en phase avec le monde du travail actuel. Mais s’il est déconseillé de changer un cheval qui gagne, il est très difficile de remplacer un cheval qui perd. Les habitudes, routines, idées reçues et adhérences ont la vie dure.

Pourquoi ne sert-il à rien ?
Dans un monde où, dit-on, l’individualisme gagne du terrain, un document standard, réduit à l'état de squelette, ne permet pas de donner à voir quel individu est le candidat. Il faudrait au recruteur un don de double vue pour déduire des aptitudes de son parcours. Il lui faudrait aussi beaucoup de temps et un grand intérêt pour la diversité humaine. Or sa première préoccupation est de trouver très rapidement la bonne personne pour le poste à pourvoir.

Il ne sert à rien, de plus, de lister des activités si elles ne sont pas analysées en termes de méta-compétences : tirer les leçons d’une expérience, savoir quelles ressources ont été mobilisées pour l’accomplir, est au moins aussi important que l’expérience elle-même. Cette analyse signe les capacités cognitives du candidat, particulièrement importantes dans les postes à responsabilité. Ce sont des arguments, en principe, développés pendant l'entretien de recrutement. Encore faut-il arriver jusque là...

La rhétorique, l’art du discours et de l’argumentation ne sont plus enseignés. Or c’est justement l’argumentaire des compétences qui fait la différence entre un candidat et un autre.

Il est vain de s’échiner sur la rédaction d’un CV tant que cette rédaction n’a pas été précédée d’une réflexion approfondie sur soi, son histoire, ses aptitudes personnelles, ses capacités cognitives, ses stratégies de succès, ses moteurs, son capital énergétique, ses domaines de connaissances et de maîtrise, ses talents distinctifs.

Et il est très important de mettre en mots l’histoire unique que cette analyse raconte, avec une démonstration argumentée qui tienne la route.

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. »
Victor Hugo

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