lundi 31 mars 2014

Admissions post-bac, un casse-tête...

 


Remue-méninges : après le Bac, que faire ?

Tous les ans, à la même époque, les futurs bacheliers et les étudiants  sont plongés dans l’angoisse
Les familles aussi : comment aider nos chers petits  à s'orienter, afin qu’ils ne se fourvoient pas dans un chemin qui ait pour seule issue Pôle Emploi ?

Nous demandons à des adolescents encore en devenir de faire des choix, alors que bien des adultes n'y parviennent pas. Et ces choix, s’ils sont mal faits, peuvent obérer leur avenir, tant que des passerelles souples n'existeront pas entre les filières de formation, afin de remédier aux erreurs d'orientation.

Pourquoi ne peuvent-ils pas faire de choix pertinents ? Il y a à cela une raison simple : l’école leur donne des connaissances sur le monde. Mais ils ne reçoivent peu d'aide pour développer la connaissance qu'ils devraient avoir d’eux-mêmes. Tout se passe comme si cette mission ne relevait pas des compétences de la formation initiale…

Des clés pour comprendre  le monde, une méthodologie de réflexion, c’est parfait. Connaître ses moteurs privilégiés, c’est encore mieux.

Les caractéristiques d’un jeune de 16 ans évolueront, bien sûr, au fil de la maturation et des expériences mais pour faire un choix qui engage l’avenir, il est indispensable qu'il connaisse et mette en mots, au minimum, ses lignes de force, celles  qui fondent  les choix de vie et d'action.

Il est également indispensable de connaître la résonance entre ces tendances et les filières de formation, les métiers et les débouchés des études choisies. Je ne compte plus – le nombre dépasse le millier – les jeunes diplômés que j’ai rencontrés et accompagnés, qui avaient choisi des études « par défaut », ou pour faire comme papa, ou pour ne pas faire comme papa… et qui se réveillent un beau jour nantis, par exemple, d’un DEA sur le chant des baleines à bosse ou sur la nidification des Puffins cendrés, recherches passionnantes, certes, mais impossibles à transformer en emploi rémunéré...

Les structures en place, gratuites, sont débordées et ne peuvent pas effectuer un travail de fond personnalisé. Faute de temps, les conseillers d'orientation ne peuvent que donner des informations sur les filières et les débouchés après un entretien nécessairement limité dans le temps ou une rapide passation de tests : dans un lycée réputé, le conseiller d'orientation doit recevoir des centaines d'élèves... et les enseignants ont déjà fort à faire pour dispenser les programmes.

Il se trouve que le marché du travail évolue aujourd'hui à la vitesse de la lumière : la plupart des métiers qui seront porteurs dans dix ans n’existent pas encore. La plupart des savoirs et des filières porteuses aujourd'hui ne le seront plus demain. Il est donc nécessaire,  que les choix d'orientation soient étayés par des connaissances, celles  de professionnels qui sachent faire de la prospective et qui réalisent en permanence une étude vigilante de l’évolution des tendances sociétales et socioéconomiques, y compris, évidemment, un recensement toujours actualisé des filières de formation de qualité, en étant attentif aux effets de mode.

Nous avons décidé, forts de toute une carrière dédiée à l’enseignement en formation initiale et à l’évolution professionnelle en formation continue, d’élargir notre activité de bilan de compétences à l’orientation des bacheliers et des étudiants

Nous proposons, en plus des prestations de bilans de compétences et d’évolution professionnelle que nous réalisons depuis vingt ans, un accompagnement  personnalisé au choix des études post-Bac.

Sous la forme d'entretiens d’exploration cet accompagnement permet de faire le point sur les tendances cognitives - qui débordent de loin le QI - sur l’orientation énergétique et émotionnelle, sur les aptitudes transversales, les valeurs et les moteurs de l'action. L'exploration fait émerger des caractéristiques-socles de la personnalité, celles qui permettront une évolution et que les notes seules ne peuvent indiquer. Elle établit un lien cohérent entre ces lignes de force et des orientations qui ne soient pas des voies à sens unique.
 
Une orientation pertinente est systémique. Elle se situe au carrefour de plusieurs éléments : les caractéristiques actuelles du jeune, son potentiel évolutif, les filières de formation, les moyens d'y accéder et les opportunités présentes et à venir du marché du travail.

La compétence est un système vivant qui se développe et se complexifie au fur et à mesure du développement des individus. Elle se construit à partir de sous-ensembles qui interagissent entre eux et avec l'environnement, se stimulent ou s’inhibent mutuellement, en complexité croissante : l’histoire de vie, les modes d’appréhension et de représentation du monde et de soi, les capacités cognitives et les orientations affectives, le style relationnel, les moteurs que sont les valeurs et le degré d'autodétermination, les connaissances acquises et leur maîtrise opérationnelle, le sentiment d'efficacité personnelle, les méta-compétences et les talents.

Ce sont des vecteurs à partir desquels une personne étoffe et développe son potentiel évolutif. Et chaque personne est unique. Impossible de la faire entrer dans des catégories préétablies, comme on calibre des boulons.

L'approche quantitative et très – trop ? - normative, (tests psychométriques, QI qui ne mesure que deux formes d'intelligence privilégiées, évaluations lapidaires qui ne pointent souvent que les carences ou l’adéquation à un modèle standard, classements en fonction de critères de sélection arbitraires), nous a conduits, entre autres causes, à la catastrophe des derniers classements PISA, aux difficultés de recrutement dans certains secteurs d'activité et à l'immense gâchis du chômage.

Orienter ne devrait pas signifier "diriger vers" mais "aller avec"...

Si vous êtes intéressé par cette démarche, vous pouvez nous contacter pour informations.

 mmc94250@gmail.com

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