lundi 6 janvier 2014

Des clés pour le futur. Volet 2.




Remue-méninges : le futur antérieur.

"Dans une série d’ouvrages publiés entre 1971 et 1994, dont les plus marquants sont Le Choc du futur, La Troisième vague et Les Nouveaux Pouvoirs, Alvin Toffler et son épouse Heidi ont développé une idée fondée sur l’observation et la mise en perspective de l’évolution sociale et politique de l’humanité depuis environ 10 000 ans. Elle met en évidence trois vagues de développement qui se succèdent et se superposent à la fois."
Wikipedia

Pourquoi faut-il lire « La troisième vague » ?
"Faute d’un cadre intellectuel systématique nous permettant de comprendre les forces antagonistes dont le monde est aujourd’hui le jouet, nous sommes comme des marins pris dans la tempête qui essaient de louvoyer entre de périlleux récifs, sans boussole et sans cartes. Dans une culture où rivalisent les spécialisations, noyée sous des données fragmentaires et des analyses ultra fines, la synthèse n’est pas seulement utile, elle est cruciale.

C’est la raison pour laquelle « La troisième vague » se veut une large synthèse. Ce livre décrit la vieille civilisation où beaucoup d’entre nous ont vu le jour, et brosse un tableau détaillé et exhaustif de la nouvelle qui éclot sous nos yeux."
Alvin Toffler. La troisième vague. Denoël.

Les trois vagues de développement.
"Il y a 100 000 ans environ, les ancêtres de l'Homme subsistent de chasse et de cueillette. Peu nombreux et assez vite disséminés à la surface de la Terre, les premiers Homo sapiens vivent en petits groupes tribaux. Ils survivent en symbiose avec leur environnement, dont ils dépendent totalement, et sont à la merci des caprices de la nature (...) L’essentiel de l’activité humaine vise à satisfaire les besoins physiologiques des individus et la survie du groupe."

La vague agraire
"Bien plus tard, il y a environ 10 000 ans, afin d’assurer la sécurité alimentaire du groupe, les premiers agriculteurs-éleveurs apparaissent dans quelques plaines fertiles et irriguées. Peu à peu, l’activité principale devient agricole. La valeur clé réside dans la force humaine ou animale qui permet de réaliser les travaux des champs. Cette première révolution à l’échelle de l’humanité commence à dégager un surplus de production agricole qui favorise l’émergence d’autres activités : artisanat, commerce… La source essentielle de richesse étant constituée par la terre, l’organisation politique se structure autour de la possession ou du contrôle de territoires, donnant naissance au système féodal, aux royaumes et aux empires.

À cette première vague de l’évolution humaine, les Toffler ont donné le nom de vague agraire. Elle se prolonge encore largement aujourd’hui en employant cependant une proportion de plus en plus faible de l’humanité. Le type de pouvoir associé à la vague agraire est celui de la « force brute."

La vague industrielle
"10 000 ans après la révolution agraire, on assiste au début du XVIIIème siècle à l’émergence de la vague suivante : la vague industrielle. À la force musculaire de l’homme et des animaux, il devient possible de substituer la force de la vapeur transmise à la mécanique. Les premières manufactures, puis des usines gigantesques où l’on fabrique des objets en grande série se développent rapidement. Dans les pays industrialisés, en l’espace de deux siècles la population ouvrière dépasse la population agricole, sans toutefois la faire disparaître, car la population mondiale croissante doit d’abord se nourrir. 

Ainsi cette deuxième vague vient s’ajouter à la vague agraire qui subsiste encore tout en perdant de sa force.
Conçue sur le modèle de l’usine, la vague industrielle fait émerger une civilisation de masse : production de masse, consommation de masse, démocratie de masse… L’individu est noyé dans la classe à laquelle il appartient, surtout s’il est ouvrier. 

L'économie qui se mondialise est fondée sur l’échange de denrées alimentaires, de matières premières, de produits manufacturés et de services. Le nouveau pouvoir qui préside au commerce est alors celui de l’argent ; il supplante peu à peu le pouvoir antérieur de la « force brute », qui peut elle-même s’acheter comme tout autre bien ou service. La vague agricole n’a pas disparu mais est submergée par la vague industrielle."

La vague de la connaissance
"L'intuition des Toffler a été de discerner, à l'aube de la décennie soixante-dix, un nouveau changement de paradigme. 100 000 ans après l’apparition des premiers chasseurs-cueilleurs, 10 000 ans après la révolution agraire, et à peine 200 ans après la révolution industrielle, un nouveau secteur d’activité, le secteur tertiaire, émerge dans les pays les plus avancés. 

Ce qui caractérise l’activité de ce secteur, c’est qu’elle s’exerce essentiellement sur l’information et qu’elle est dynamisée par la diffusion des ordinateurs et le développement des techniques de traitement et d’échange des informations. Ainsi, cette troisième vague en pleine expansion est désignée par les Toffler comme la « vague du savoir ».

C’est le savoir lui-même qui constitue le nouveau pouvoir de nature bien supérieure à la force, capable de supplanter même l’argent, principal pouvoir de la deuxième vague. 

En effet, là où la force brute permettait de produire des denrées agricoles, là où l’argent permettait d’investir dans des usines fabriquant des biens de consommation tout en engendrant des bénéfices (soit davantage d’argent), seul le savoir peut améliorer les rendements agricoles, la qualité des produits et les bénéfices des investisseurs. Bien plus, le savoir peut lui-même créer du savoir dont découlent l’argent et toute possibilité matérielle… 

Le savoir est le nouveau pouvoir supérieur destiné à coiffer tous les autres."

La superposition des vagues
"Le découpage en phases de l’évolution des civilisations n’est pas nouveau. L’apport des Toffler réside dans la superposition des différentes vagues qui interagissent et s’enrichissent mutuellement. Par rapport à la conception linéaire et traditionnelle de l’histoire, cette image apporte du relief à la représentation mentale de l’évolution de l’humanité et fait apparaître des connexions « verticales » indécelables dans le modèle traditionnel.

Cette approche invite à penser que lorsqu’une vague a atteint une certaine « maturité » et non une certaine durée, la vague suivante commence à émerger. 

Une seconde observation réside dans l’identification du moteur d’évolution principal accompagnant la vague montante dont le pouvoir est ascendant. À la force brute qui permettait le travail de la terre et les réalisations artisanales, s’est substitué d’abord l’argent, moyen d’acquisition et d’échange de produits industriels et de services, puis le savoir qui englobe tout à la fois la dynamique de l’argent, la mise en œuvre optimale de la force et tout le champ des activités humaines."
Wikipedia 

Comprendre la logique des vagues de développement permet d’anticiper les transformations de la société, de se situer, en toute connaissance de cause, dans son orientation professionnelle et de ne pas être submergé par le tsunami de la troisième vague, qui commence son ascension…

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