lundi 16 décembre 2013

Un quoi ? Un koan



L’œil de la mouche : l’enseignement impossible.

Les crispations et tensions que la société subit face aux bouleversements qui la travaillent inspirent les quotidiens de l'information en ligne : une enquête sur l'Express se penche sur le Zen...

Le Zen est présenté dans ces articles comme un moyen de trouver la sagesse, pour ne pas s'effondrer sous les pressions anxiogènes.

L'enseignement de la sagesse taoïste des maîtres Zen est souvent liée à un Kōan, question vitale que le maître pose à l'élève afin qu'il trouve sa réponse. Il lui faut parfois des années de méditation pour y arriver, soudain, lors d'un moment d'illumination.

Qu'est-ce qu'un kōan ?
"Un kōan est une courte phrase ou une brève anecdote absurde, énigmatique ou paradoxale, ne sollicitant pas la logique ordinaire, utilisée dans certaines écoles du bouddhisme Chan ou Zen.

Le kōan prend la forme d'une aporie qui ne peut être résolue de manière intellectuelle. Le méditant doit délaisser son appréhension habituelle des phénomènes pour se laisser pénétrer par une autre forme de connaissance intuitive. C'est cette nouvelle manière de voir qui ouvre l'accès au Tao (à traduire par "le chemin", "la voie").

Le kōan, dans sa forme pure, n'est pas une devinette, ni un mot d'esprit transmis par le maître au disciple. Il ne s'agit pas de répéter quelque obscurité, de triturer une énigme, mais de travailler avec un paradoxe (...) qui serait transmis personnellement, dans l'intimité entre maître et étudiant.

Un certain nombre de kōan ont été commentés. Mais il est dit que le commentaire ne fait pas comprendre le kōan : il en ouvre seulement la voie. C'est à chacun de comprendre, de vivre le kōan."

Dialogue entre un maître Zen et son disciple :

L’UN :
  "Maître, enseigne-moi le Tao"

L’AUTRE
    "As-tu fini ton bol de gruau ?" 

L’UN 
"Oui, Maître".

L’AUTRE
    "Alors, va laver ton bol".


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