samedi 5 octobre 2013

Un métier d'avenir : roboticien



Remue-méninges : robotique, domotique, éthique.

Faisons un peu de prospective, pour ouvrir des perspectives.

Depuis la nuit des temps, nous inventons des outils. Et après les avoir inventés, nous imaginons mille manières originales de les utiliser.

Les premiers silex taillés n'avaient probablement pas pour finalité de trucider les voisins, mais l'intérêt de la chose a dû apparaître très vite à nos ancêtres. Einstein, dans ses travaux de recherche, n'avait certainement pas Hiroshima en tête. Le remords d’avoir trouvé sa célèbre équation l’a poursuivi jusqu'à la fin de ses jours.

Avec la conception et l’utilisation des drones, celle des Smartphones, des Big data, celle du Cloud, celle des objets connectés, des maisons intelligentes, celle des nanotechnologies, de la biotechnologie et des neurosciences, des robots chirurgiens, une réflexion sur des pratiques éthiques serait aujourd’hui bienvenue, en amont des décisions économiques et scientifiques…  

C'était l'idée d'Isaac Asimov, scientifique et écrivain de science-fiction et conscient du problème, qui a énoncé, en 1940, les trois lois de la Robotique.
Ce n’est sans doute pas par hasard si elles ont émergé en cette période sombre qui a vu l’industrialisation intensive des techniques de destruction.

L’énoncé de ces lois :
1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première loi.
3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième loi.

Ces trois lois ont été complétées par la loi Zéro pour résoudre les problèmes éthiques soulevés : qu’est-ce qu’un être humain ? Qu’est-ce que le mal ?
  • Loi Zéro : Un robot ne peut pas faire de mal à l'humanité, ni, par son inaction, permettre que l'humanité soit blessée.
  • Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger, sauf contradiction avec la Loi Zéro.
  • Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi ou la Loi Zéro.
  • Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi ou la Loi Zéro.  

Pour l'instant, les docteur Folamour de l’intelligence artificielle ont encore la main sur leurs inventions.
Les robots obéissent.
Mais demain ?

Il est peut-être temps de ressortir Asimov du placard où il est remisé.

Retrouvez l'exploration des métiers de la robotique et de la domotique
sur Scoop it :




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire