lundi 14 octobre 2013

L'orientation énergétique



Remue-méninges : verbes d’état, verbes d’action.

Au commencement était le verbe. 

Sans verbe, pas de phrase, pas de message, pas d’information, pas de relation aux autres. Le verbe, c’est la colonne vertébrale de la pensée, de l’intuition, de la sensation, du sentiment et c'est la clé de leur expression.

Je suis, j'agis.
Nous savons tous faire la différence entre verbes d’état et verbes d’action.
Les plus courants, « être, paraître, sembler, demeurer, devenir, rester », introduisent non seulement la notion d’état mais aussi des nuances dans ces états.

Être, devenir : être en prospective. Les découvreurs, les explorateurs, les entrepreneurs, les inventeurs aiment ces verbes-là et les utilisent beaucoup. (Par exemple, Christophe Colomb, les cosmonautes, Steve Jobs, Bill Gates, Pasteur...)

Ils utiliseront aussi très souvent et de manière privilégiée, les verbes d’action correspondant à cette orientation énergétique : découvrir, enquêter, prospecter, innover, inventer, explorer, créer, échafauder, forger.


Être, demeurer, rester : s'enraciner. Les bâtisseurs qui intègrent la longue durée ont une préférence pour ces verbes-là. (Par exemple, les constructeurs des pyramides, les historiens, les généalogistes, les archéologues, les gestionnaires et administrateurs, les agriculteurs...)

Ils utiliseront de manière privilégiée les verbes d’action qui mettent l’accent sur la stabilité : établir, ancrer, baser, bâtir, caser, constater, édifier, planifier, se fixer, gérer, classer.


Paraître, sembler : être en relation et jouer sur l’effet miroir. (Par exemple, les comédiens, les couturiers, les présentateurs de télévision et, trop souvent, les hommes politiques...)

Ils utiliseront de manière privilégiée les verbes d’action qui mettent l’accent sur leur image et leur rapport au regard d’autrui : influencer, conditionner, gouverner, infléchir, inspirer, peser, séduire.


Être attentif au vocabulaire privilégié d’une personne permet de percevoir l'orientation dynamique dans laquelle elle s’inscrit.

2 commentaires:

  1. Très intéressante cette écoute des verbes utilisés, ceux qui structurent signifivativement le discours du sujet, pour se faire une idée de l'orientation dynamique d'une personne.
    Les verbes, moteurs de la phrase : à la forme active ou à la forme passive ? A la forme affirmative ou à la forme négative ? Au temps passé, au futur ou au conditionnel ? Cela donne une indication sur l'orientation temporelle de la personne dans le contexte où elle s'exprime.
    Ressent-on la différence entre :"Je n'aimerais pas être affecté à un poste sans responsabilités dans la fonction commerciale" et "Je désire exercer une responsabilité de chef de secteur commercial" ?

    Je suggère également, concernant les verbes d'action, d'être sensible à ceux qui marquent une action progressiste (aucune connotation idéologique), qui sont sur le versant "Aller vers..." et ceux qui sont marqués par l'évitement "S'écarter de...". Ils donnent une indication sur les modalités de la motivation de la personne.
    Indiquer : "Je déménage pour quitter l'appartement bruyant que j'habite" ne dit pas la même chose que : "Je déménage pour aller vivre dans un nouvel appartement calme".

    Je rajouterai simplement à quel point les "opérateurs modaux" (verbes modifiant le sens brut d'un verbe) sont indicateurs ou acteurs dans la motivation.
    Quelles différences entre : "J'aurais aimé changer de vie", "J'aimerais changer de vie", "Je pouraeris changer de vie", "je devrais changer de vie", "Je peux changer de vie", "j'ai envie de changer de vie", "je vais changer de vie", "je suis en train de changer de vie", etc.

    Au début état le verbe, à la fin il a le dernier mot.

    Bien cordialement.

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  2. J'aime beaucoup votre amplification, merci !

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