lundi 21 octobre 2013

La politique des chiffres.




Remue-méninges : les bons comptes de la sélection naturelle.

La théorie de l'évolution de Darwin établit le fait que "certains individus portent des variations qui leur permettent de se reproduire davantage que les autres, dans un environnement précis. Ils disposeraient alors d'un avantage sélectif sur leurs congénères.
L'augmentation de la capacité à survivre et à se reproduire se traduit par une augmentation du taux de reproduction et donc par une descendance plus nombreuse, pour les individus porteurs de ces caractéristiques."
 
Le darwinisme social a détourné de son sens initial la théorie de la sélection naturelle postulée par Darwin, qui est centrée sur l'aptitude à reproduire des avantages hérités génétiquement.  

Les tenants de cette une idéologie ont donné à la théorie de Darwin une amplification sociologique et politico-économique, terrain sur lequel il ne s'est pas aventuré. Il s'est, d'ailleurs, élevé avec force contre une interprétation erronée de sa pensée.

Cette extrapolation pseudo-évolutionniste donc, affirme que la lutte pour la vie entre les hommes est l'état naturel des relations sociales. 

Selon ses théoriciens, la compétition féroce est la seule source du progrès. Ils préconisent "de supprimer les institutions et comportements qui font obstacle à l'expression de la lutte pour l’existence et à la sélection naturelle, lutte qui aboutit à l’élimination des moins aptes et à la survie des plus aptes"

Ils vont même jusqu'à promouvoir l'élimination systématique des moins "aptes". Par "aptes", entendez : capables de l'emporter dans cette compétition, en se comportant en sérial killers, champions de la loi du plus fort.

Mais la loi du plus fort n'a jamais fait partie de la théorie de la sélection naturelle. Pour Darwin, ce sont les instincts sociaux qui ont permis la formidable expansion de Sapiens...

Aujourd'hui,
2% des humains détiennent 50% du patrimoine mondial.
50% des humains n’en possèdent que 1%.
 
Tirons quelques leçons de l'Histoire.

Les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d'années, écrasés par leur taille gigantesque et par la quantité monstrueuse de nourriture qu'il leur fallait ingurgiter. Ils ont été remplacés, lors d'un bouleversement de leur environnement, par un mammifère pas plus gros qu'un rat, inventif, dégourdi et moins vorace, "Purgatorius", qui était notre arrière-arrière-grand-père.

La fine fleur de nos sociétés développées, emblématique des plus "aptes", privilégie une logique de quantité à tout-va et à court terme, sans voir plus loin que le bout de son nez.
       
Et si ce comportement boulimique la conduisait à suivre le même chemin que les dinosaures ?

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