lundi 10 juin 2013

La source de la motivation



Remue-méninges : peut-on motiver une glycine ?

J’ai acheté, il y a quatre ans, une glycine conduite en arbre pleureur. Je l’ai plantée, sur le conseil du pépiniériste, dans un très gros pot, à deux mètres d’une tonnelle.

Magnifique… 

Sauf qu’au bout de quelques mois, le tronc a commencé à s’incliner fortement. J’ai pensé l’avoir mal rempotée et j’ai recommencé, en redressant le tronc. Mais quelques mois plus tard, il penchait à nouveau.

J’ai eu beaucoup de travail, l’hiver a été très froid, je ne m’en suis pas occupée.

Ma surprise a été grande cette année, de découvrir que la glycine avait lancé deux branches, déjà boisées, qui étaient allées s’enrouler en catimini dans la tonnelle et qui avaient poussé jusqu'au toit.

Cette glycine ne veut pas être taillée en arbre. Son désir de glycine est de grimper sur les murs et d’aller vers le soleil. Elle a incliné son tronc pour se rapprocher d'un support auquel elle a pu s’agripper.

Plutôt que d’envoyer les managers en séminaire pour leur apprendre des techniques de motivation, installons-les dans un jardin, à observer les glycines.

La vie est têtue. Si nous voulons tailler un salarié en arbre pleureur sans qu’il puisse aller vers le soleil, il reprendra sa forme potentielle dès que nous aurons le dos tourné.

La source première de sa motivation, c’est le respect de ce qu’il est et de ce qu’il souhaite devenir.

C'est aussi la cause première de son engagement...

4 commentaires:

  1. Totalement d'accord. GVS

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  2. C'est là une belle parabole!

    Mais peut-être pouvons-nous rappeler qu'il existe une façon de tailler la glycine pour qu'elle puisse s'épanouir, que l'on peut également guider la pousse de ses branches et cela, pour le "bonheur" de l'un et de l'autre, non?

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  3. Pouvoir accueillir "l'autre, l'accompagné", dans sa singularité d'être, de création, et de production.
    Il y a des fondements posés sur ce qui pourrait tenir comme de l'éthique, il y aussi la pensée nourrie d'apports multiples, interdisciplinaires, avec la capacité de soutenir et d'élaborer. De pouvoir offrir une distance critique nécessaire,
    pour se confronter avec la réalité de l'environnement de l'entreprise, ses fonctions de management, ses injonctions souvent paradoxales.
    D'être et d'agir avec "l'accompagné" comme un sujet à informer, et non comme un objet à conformer à des résultat d'objectifs.
    De renouer avec de la parole, avec de l'échange, de laisser place à des espaces "du possible". accompagner des traversées...
    Gilbert TIBI. Fondateur d'Itinéraires Formation Conseil. Psychanalyste. www.itineraires.fr

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  4. Merci beaucoup pour cette fable ! Elle m'a inspiré une réflexion... Si vous voulez la lire, c'est sur ma page Facebook : https://www.facebook.com/MarianneSiskindTRA

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