vendredi 31 mai 2013

L'effet Pygmalion




L’œil de la mouche : bienveillance et mauvais œil.

Dans la mythologie grecque, Pygmalion était un sculpteur de Chypre, farouchement opposé au mariage, à cause de la conduite éhontée des femmes de son île. Il est pourtant tombé amoureux d'une statue d'ivoire idéale, sculptée par lui-même et issue de ses rêves, qu'il appelle Galatée et épouse, avec la bénédiction d’Aphrodite.

"L'effet Pygmalion" a été identifié au travers d’une expérimentation célèbre sur la prophétie autoréalisatrice, conduite par le psychologue américain Robert Rosenthal.

Les conditions de l’expérience
Rosenthal et son équipe ont proposé à des groupes d'étudiants de mesurer l’intelligence de rats en situation d'apprentissage : les rats devaient apprendre à trouver rapidement l’issue d’un labyrinthe.

Les étudiants étaient séparés en deux groupes, le premier recevant des rats sélectionnés pour leur haut niveau d’intelligence, le second, des rats déclarés un peu benêts et parfaitement empotés.

En fait, la répartition des rats était totalement aléatoire.

Les résultats de l'expérience ont été étonnants. Les rats étiquetés "intelligents" étaient devenus beaucoup plus performants et habiles que les rats déclarés "idiots", alors que les conditions initiales étaient les mêmes.

Qu’en déduire ?
Convaincus que leurs rats étaient hors norme, les étudiants en charge des rats "doués" ont interagi avec eux et les ont stimulés, tandis que les étudiants de l'autre groupe, peu intéressés, n'avaient pas eu d'interactions avec les leurs.

Ils ont tous, ainsi, confirmé leur hypothèse de départ.

L’effet Pygmalion est bien connu des enseignants, des formateurs et des coachs…

A en juger par la teneur de certaines évaluations annuelles, il faudrait peut-être en répandre la connaissance en entreprise.

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