dimanche 10 mars 2013

Le catastrophisme, ça suffit !




Remue-méninges : l’avenir en héritage

Turpitudes, corruption, incurie, désastres économiques et écologiques, malbouffe, horizon sinistre, menace de pandémies, jusqu'à ce pauvre boson de Higgs qui pourrait provoquer l'Apocalypse : les grands titres de  presse se livrent à une surenchère de prophéties autoréalisatrices.

Voici à nouveau un billet, daté d'il y a deux ans. Il est toujours d'actualité : la fin du monde n'a pas eu lieu, mais ne vous inquiétez pas, elle ne saurait tarder.

STOP au catastrophisme qui fait vendre de la copie...

Parfois la vie nous bouscule : un licenciement, des relations difficiles avec notre entourage professionnel, l’impression d’être dans une impasse, des choix que nous regrettons, des décisions que nous avons du mal à prendre, la "crise"… et le sentiment que nous sommes impuissants à modifier les choses.

"Si tu ne sais plus où tu vas, retourne-toi et regarde d’où tu viens" (Proverbe africain.)

D’où venons-nous ?
Nous descendons de centaines de milliers d’ancêtres qui ont vécu des difficultés que nous avons du mal à imaginer :
  • Les périodes glaciaires (la banquise descendait jusqu’à Lyon, la terre était gelée jusqu’à dix mètres de profondeur).
  • Les attaques des tigres à dents de sabre et des lions des cavernes (qui mesuraient deux mètres de haut).
  • La faim (manger  tout crus des insectes ou par chance, quand il s’en trouvait, des steaks de mammouth)
  • Plus tard, les parasites, le gel ou la sècheresse (qui anéantissaient les récoltes).
  • Les maladies, la mortalité infantile (au XVIIème siècle encore, le seul remède connu était la saignée, qui achevait gaillardement le patient).
  • Les épidémies (la peste noire et le choléra, qui faisaient des hécatombes).
  • Les distances, la solitude (pendant la préhistoire, la population de l’Eurasie tout entière ne dépassait pas 150 000 individus).
  • Les guerres, les invasions (les Huns, les Vandales, les Romains, les Vikings …)

Ils les ont surmontées :
  • Les outils (tailler le silex, utiliser des os de mammouths pour construire les murs des abris).
  • Le feu (la chaleur du foyer).
  • La chasse et la pêche, la coopération (l’invention de la sagaie, des propulseurs, des hameçons, de la chasse en groupe….)
  • La conservation et la cuisson des aliments (il y a 20 000 ans, en Ile de France, des hommes fumaient des tonnes de saumons pour les conserver).
  •  Le travail de l’argile, les maisons en brique (après les grottes et les abris de peaux et de branchages).
  • L’agriculture (qui a pensé à semer le premier grain de blé, à apprivoiser le premier loup pour en faire un chien de berger, à traire pour la première fois une vache pour boire son lait ?).
  • La poterie, la vannerie (peut-être l'invention d’une de nos très lointaines grand-mères).
  • Le tissage, la transformation des minerais en métaux.
  • L’électricité (à la fin du XIXème siècle, on s’éclairait encore souvent aux chandelles).
  • La médecine, Les vaccins, la chirurgie.
  • Les bateaux, les trains, les avions, les fusées interplanétaires, le télégraphe, le téléphone, aujourd’hui Internet.
  • Les négociations internationales, les droits de l’Homme…

Plus de 200 000 générations d’ancêtres nous ont transmis ces inventions et nous innovons sans cesse, en nous adaptant à un environnement qui change et que nous contribuons à changer. Pour le pire et le meilleur…  Mais le pire est-il une fatalité ?

Cette extraordinaire créativité est peut-être le propre de l’Homme. Nous l’avons reçue en héritage en même temps que ces inventions. C’est grâce à cette capacité que nos ancêtres ont surmonté leurs difficultés.

Ils ont trouvé des solutions à leurs problèmes, puisque nous sommes là pour en parler.

Et nous ?

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