lundi 7 janvier 2013

Ceci n'est pas une lettre de motivation



L’œil de la mouche : "Non, merci", billet d'humeur...

Excédés par les réponses négatives stéréotypées à vos candidatures, vous avez peut-être, un jour ou l'autre, eu envie d'envoyer, en réponse à une annonce, une lettre de ce genre :

"Monsieur (ou Madame),

je ne suis pas du tout intéressé par l'annonce que vous publiez ce jour dans "le petit Bassignacois", pour proposer un poste de chargé de recouvrement à Limoges.

Je tiens particulièrement à vous en donner les raisons, afin qu'il n'y ait pas de malentendu entre nous.
  • Je n'ai pas le goût du malheur : j'habite en Corrèze et je ne suis pas motorisé. Je ne trouverais pas raisonnable de me lever à trois heures du matin et de traverser le département à vélo, pour venir chez vous harceler des malheureux qui ne peuvent pas payer leurs factures et qui ne m'ont rien fait.
  • Je ne suis pas altruiste : je n'ai aucune envie de contribuer au développement de votre entreprise. Une rapide recherche sur Facebook m'a permis de constater que votre PDG a participé lundi de cette semaine à un tournoi de golf et jeudi à la réunion mensuelle d'un club de dirigeants d'entreprise. Il semble s'occuper très bien de sa carrière et je ne vois pas pourquoi vous me demandez de l'aider.
  • Je ne suis pas ambitieux : je me lève tôt pour entendre chanter le merle, je bine les épinards de mon potager, je ramasse les œufs de mes poules et, le reste de la journée, j'écris des chansons. Je n'ai pas besoin du salaire mirobolant de 1400 euros que vous me proposez, je ne saurais qu'en faire.
Je suis au regret de décliner votre proposition, malgré les avantages nombreux que vous soulignez, mais je conserve vos coordonnées et je suivrai, avec grand intérêt, la progression de vos entreprises. 
 
Je reste cependant ouvert, dans un rayon d'un kilomètre autour de Bassignac-le-Haut, à toute offre d'emploi en rapport avec les merles, les poules, les épinards et les chansons et vous prie de croire, Monsieur, (ou Madame) en l'assurance de toute ma considération".

Rendons à César ce qui est à César : cette lettre s'inspire du millier de lettres "non-motivées" de Julien Prévieux,  écrites en l'an 2000.
Apprendre à dire "non" avec humour lui a permis de trouver sa voie... 
Son histoire, c'est ici

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