dimanche 30 décembre 2012

L'huitre, la perle et nous


Remue-méninges : système de défenses.

S'ouvrir aux autres est dangereux. C'est prendre le risque d'être changés, déstabilisés et bouleversés dans nos habitudes, nos certitudes et notre image du monde.

La réponse à ce danger, c'est de se fermer comme une huitre.

Oui mais...
Lorsque l'huitre baille, au fond de la mer, pour s'alimenter, être fécondée et échanger avec son milieu, elle absorbe des éléments nutritifs et vitaux, mais aussi parfois des corpuscules toxiques ou agressifs contre lesquels elle a trouvé une parade sûre : en les enrobant de couches de nacre, elle les neutralise et les transforme en joyaux.
Alchimie naturelle et spontanée...

Une huitre qui ne s'ouvre pas est à l'abri des mauvaises surprises. Elle vit en autarcie, centrée sur sa propre royauté suffisante, sans courir le danger d'ingérences ou de contaminations.

En restant fermée, elle se protège de l'extérieur.
 Mais, ce faisant, elle court aussi le risque de mourir d'inanition et elle se prive de la chance de s'enrichir en fabriquant une perle.

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