mercredi 5 décembre 2012

Combien avons-nous d'amis ?



L’œil de la mouche : des "amis" ? Quels amis ?

Collectionner les "amis" sur les réseaux sociaux, entrer en compétition pour savoir qui en a le plus, le plus vite possible, mesurer sa notoriété et son niveau d'influence au nombre de ses contacts : est-ce une grande illusion ?

Le nombre de Dunbar 
Pour le sociologue Robin Dunbar, notre néocortex ne peut pas, de manière stable, entretenir de relations avec plus de 150 personnes. Au delà, c'est le flou. Et quand c'est flou...

Les dinosaures ont disparu de la surface de la planète car, entre autres causes, trop grands et trop lourds, ils n'ont pas pu s'adapter aux bouleversements de leur environnement. Ils ont été remplacés par de petits groupes de mammifères, nos ancêtres, vifs, agiles, curieux, inventifs, au néocortex développé, qui ont élaboré, pendant des millions d'années, les conditions de notre présent et de notre vie sociale. 

Nous sommes des animaux sociaux très sophistiqués mais nous avons nos limites. Si nous ne voulons pas subir le sort des dinosaures, il nous faut respecter les avantages et les contraintes de notre héritage et ne pas nous encombrer de milliers de relations vides de signification : je connais quantité de personnes qui ne savent pas qui sont les membres de leur réseau. A quoi bon en multiplier le nombre ?

Avez-vous des échanges avec chacun de vos contacts
Si ce n'est pas le cas, réfléchissez bien à votre stratégie...

Mettre l'accent sur la quantité en négligeant la qualité, ce n'est probablement pas la bonne réponse à la mutation économique et sociale que nous vivons actuellement.

Pour aller plus loin
Lisez un très bon billet de blog sur ce sujet : 

http://homofabulus.com/nombre-de-dunbar-ce-que-notre-cerveau-de-primates-implique-pour-facebook-et-la-politique/

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire