vendredi 14 décembre 2012

Civilité et réseaux sociaux...


Remue-méninges : savoir-être, savoir-vivre, civilité, politesse, courtoisie, élégance...

Voilà de joli mots, qui nous conduisent à la recherche du temps perdu... Car ils ont disparu de notre horizon quotidien ou sont en train de le faire.

Est-il vraiment pertinent de créer des cours de morale laïque à l'école, alors même que les adultes ne savent plus donner l'exemple ? De parler de bonnes pratiques au travail, quand les plaintes pour harcèlement explosent ?

Les incivilités fleurissent partout. Pas nécessairement par malveillance, d'ailleurs, mais peut-être parce que, tellement angoissés par le climat ambiant nous nous immergeons dans notre monde intérieur, sourds et aveugles, incapables de prêter attention aux autres.

Angoissés, à la fois par nos inquiétudes professionnelles et par un déluge quotidien d'informations en tous genres, sans cohérence entre elles, qui déferlent tous les jours, 24 heures sur 24, submergent nos neurones et nous plongent dans une sensation de chaos dépourvu de sens.

Le postérieur d'une altesse royale a le même degré d'importance que les falaises de dettes, le crêpage de chignon de ténors de la politique est mis au même plan que l'élection de miss France ou qu'une émission de téléréalité. Tout est égal à tout et la machine à décerveler du Père Ubu est à l’œuvre.

Cette cascade de changements et cette avalanche d'informations anxiogènes génèrent nécessairement un étrécissement du champ de conscience et un centrage sur soi.

C'est dommage dans la vie personnelle et dans la vie professionnelle, car nous vivons d'échanges, l'engouement pour les réseaux sociaux en est la preuve...

Et par exemple :
Nous avons créé un profil sur un réseau social professionnel afin de promouvoir notre "marque personnelle". La première étape est franchie : nous savons ce que nous y cherchons, nous avons élaboré une stratégie, nous avons renseigné notre profil avec pertinence et originalité.

A présent, notre objectif est d'entrer en contact avec des entreprises, avec nos pairs ou des responsables en poste pour une mobilité externe, pour enrichir notre réseau professionnel, pour promouvoir notre activité.

Les conseils pratiques et les techniques pour le faire ne manquent pas : comment trouver les contacts ou les contacts de nos contacts, quels réseaux choisir, quels outils utiliser...

Mais ce qui pèche le plus souvent c'est la manière de le faire, qui peut nuire à notre démarche.

Les codes sociaux de courtoisie, de politesse et de civilité sont très importants pour nouer des relations fructueuses :
  • Le but du jeu n'est pas d'arriver le plus rapidement possible à 500 contacts et plus, mais de nouer des relations de qualité qui aient du sens. "Less is more"...
  • Évitons les démarches commerciales tous azimuts en proposant à des personnes que nous ne connaissons pas, nos produits, nos services ou notre savoir-faire. Un bon commercial établit une relation de confiance avec ses futurs clients avant de leur faire une proposition.
  • Au formulaire pré-rédigé  : "Je vous invite à rejoindre mon réseau", sans autre commentaire, préférons un court message personnalisé. C'est moins désinvolte, cavalier, utilitariste et ce sera mieux perçu.
  • Et, bien sûr, n'oublions pas de remercier... 
Comme dans la "vraie vie", les bonnes relations sur les réseaux sont renforcées par le savoir-vivre et la politesse. 

Nous n'entrons pas en contact avec les personnes qui nous intéressent en leur disant : "Bonjour, je vais bien, je suis le (la) meilleur(e), me voilà, Je, Moi et Moi-même", si ? A moins de tenir absolument à tomber sur un bec.

L'écoute, l'attention, le respect des autres, sont des préalables indispensables à de bonnes relations, y compris sur les réseaux sociaux.

Quel que soit le stress ambiant, essayons de ne pas nous comporter en cannibales relationnels.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire