jeudi 22 novembre 2012

Positif et négatif


Remue-méninges : pouvons-nous penser le négatif ?
 
Un dialogue

L'UN : "Mon horizon est vide, je ne vois aucune perspective de solution".

L'AUTRE : "C'est comme si vous étiez face à un désert".

L'UN : "Oui". 

L'AUTRE : "Un désert vide de plantes ou d'arbres" ?

L'UN : "Pas même l'ombre d'une plante".

L'AUTRE : "Comment faites-vous pour vous représenter ce vide ?" 

L'UN : "Ma foi... Je ne sais pas !"

L'AUTRE : "Pouvez-vous penser à une absence d'arbres ?"

L'UN : "Voyons... Mais non, je ne peux pas ! Je visualise d'abord un espace avec des arbres, et puis je les efface. C'est incroyable !"


On peut essayer de faire la même chose avec des léopards sans taches, un éléphant sans trompe, un ciel sans nuages, une soupe sans sel... 

La conclusion sera la même. 
 Le négatif n'a pas d'existence tangible.
C'est une construction secondaire.
"On ne perçoit que la présence d'une chose et jamais son absence". (Bergson) 

Notre cerveau ne peut se représenter le négatif sans avoir au préalable imaginé le positif pour, ensuite, l'oblitérer. 

Il y a des conséquences intéressantes à en tirer, non ? 

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