mercredi 4 juillet 2012

Surmonter les difficultés

Le vilain petit canard ...

Remue-méninges : la résilience

En physique, la résilience est la propriété d'un matériau à retrouver sa forme après un choc. Par analogie, la résilience psychologique est la capacité à surmonter un évènement malheureux et à le dépasser.

Deux exemples :

Dans le conte d'Andersen, le vilain petit canard, est un mal aimé :
Une cane, dans sa couvée, trouva un caneton différent des autres et que tout le monde trouvait très laid : il n'avait rien de commun avec ses frères, il était gros, pataud, avait un grand cou, un grand bec, poussait des cris gutturaux au lieu des "coin-coin" habituels. Il souffrit mille morts et grandit seul, détesté de tous les canards qui se moquaient de lui et le tenaient à l'écart...

Pour Boris Cyrulnik, certains vilains petits canards sont résilients :
"Boris Cyrulnik a eu une enfance tourmentée et affirme que « s’il est psychiatre, c’est évidemment à cause de son enfance. Il faut avoir un compte à régler pour faire ce métier ».
 
Dans "Les vilains petits canards", il analyse la façon qu'ont des enfants maltraités de résister aux traumatismes de la vie. On dit couramment « qu’ils ou qu’elles s’en sont bien sortis » après avoir connu une terrible adversité" (...)

Il leur a fallu "trouver des issues possibles à savoir l’engagement affectif, social, intellectuel, la créativité artistique. Pour s’en sortir, il faut pouvoir bénéficier de mains tendues ou de tuteurs de résilience" (Pour en savoir plus...)

Le vilain petit canard du conte d'Andersen a eu cette chance. 
Le vilain petit canard, après avoir été chassé de partout, rencontra par hasard, dans une mare, un groupe de grands oiseaux qui lui firent fête : en se mirant dans l'eau et dans le regard de ses frères, il s'aperçut de sa grâce et de sa beauté... 


... n'était pas vilain, c'était un cygne !


Un jour, en visitant une grotte dans le Périgord, j'ai vu quelque chose d'extraordinaire. 

C'était une grotte très profonde, très haute de plafond. Au dessus, à la surface, poussait un chêne immense. 

Les racines de ce chêne avaient percé des mètres de plafond rocheux et traversé toute la hauteur de la grotte pour aller se planter dans le sol humide afin de trouver l'eau dont elles avaient besoin pour vivre.

Retrouver sa source, c'est peut-être ça, la résilience... 


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