mardi 15 mai 2012

La relation : jeux de pouvoir



Remue-méninges : devenir calife à la place du calife. 

Iznogoud possède presque tous les défauts existants : cruel, avare, égoïste, colérique et hargneux. Obsédé par l'idée de devenir « Calife à la place du Calife », il tente d'y arriver par tous les moyens, mais sans jamais y parvenir.
De petite taille, il est la terreur de presque tout Bagdad, qui le déteste. 

Le nom Iznogoud est la francisation de l'expression anglophone « He's no good » (il n'est pas bon).

Il y a toujours, ou il y a eu, ou il y aura un jour,  un "Iznogoud" dans notre entourage professionnel.

Son comportement est toujours justifié par le concept économique de "libre concurrence".

Ce qui mérite réflexion sur le sens que nous donnons à ce mot...

Le concept de concurrence, symbolisé par la déesse grecque de la discorde Eris, soeur d'Arès, dieu de la guerre, se présente comme une distorsion de celui d’émulation.

L'émulation est une situation de compétition, au sens sportif du terme, considérée comme bénéfique à chacun des rivaux, chacun cherchant à s'améliorer pour surpasser les autres. (Source)

Donc pour penser juste, il faudrait marquer la différence entre "concurrence" : "j'ai un ennemi, je lui fait la guerre pour l'éliminer et prendre sa place" - et "émulation" : "je peux l'emporter dans cette compétition par l'excellence et la qualité de mon travail".

Cette différence pourrait être illustrée par un exemple : 

Je vois passer un homme, qui me semble prospère, dans une belle voiture :
  • "Descends de là que je m'y mette" : concurrence sauvage et envie, tous les coups sont permis.
  • Vivement le jour où, par mon travail,  j'arriverai à m'offrir une voiture semblable : émulation et accomplissement de ses propres talents. 

 Rivalité mimétique ou développement de nos capacités, 
quel est notre moteur privilégié ?
 

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