jeudi 31 mai 2012

Compétences, changement et métamorphose


Remue-méninges : de  la chenille au papillon.


Enfant, j'élevais des vers à soie. 

Si ça vous tente, vous pouvez essayer : procurez-vous des chenilles de Bombyx dans une magnanerie. 

Gavez-les de feuilles de mûrier. (Il vaut mieux avoir un mûrier près de chez soi, sinon, c'est un peu compliqué).

Quand les chenilles sont devenues très dodues, il se passe quelque chose : elles se mettent à jeûner. Puis à baver. Ce qui peut paraître dégoûtant, comme ça, à première vue. Mais pas du tout, car en fait, elles bavent de la soie.

Elles s'enroulent dans ce fil de soie, comme vous dans votre couette.

Et c'est là que le mystère commence. A l'intérieur du cocon de soie, la chenille se dissout. Elle disparaît et se transforme en une sorte  de bouillie de chenille qui ne ressemble à rien.

A partir de cette bouillie, peu à peu, s'élabore et se développe la chrysalide qui grossit, grossit et dont l'enveloppe finit par se fendiller pour laisser émerger le papillon...

Comment la bouillie de chenille peut-elle être "informée" de la morphologie du papillon à venir ?

Tout se passe comme si, dans cette métamorphose, la chenille dissoute avait une idée inconsciente, celle de la forme potentielle du papillon.

Souvent, au cours d'un bilan de compétences, 
quand je vois des transformations s'opérer, 
les personnes changer, 
passer du doute à la confiance en elles, 

se frayer de nouveaux chemins,  

je pense au petit miracle qu'est la naissance d'un papillon...



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