mercredi 23 novembre 2011

Curriculum vitae




 

Remue-méninges : Chemin de Vie

Faites-vous partie des personnes qui s’angoissent à l’idée de ne pas avoir un « bon CV », qui se posent beaucoup de questions et qui tentent de trouver des conseils dans des livres ou des revues ?

Les guides du CV et les sites de conseil font florès. Certains sont très pertinents. Nous pouvons trouver, par exemple, des idées intéressantes Ici
Mais soyons prudents avec les recommandations qui fleurissent sur la toile, qui partent certainement d'un bon sentiment, mais qui peuvent nous égarer en nous donnant les recettes du CV « gagnant » ou des "modèles"   et des injonctions : « un CV doit tenir sur une page » par exemple…

Petit historique :
Le CV est apparu en même temps que le chômage de masse, dans les années 70, à la fin de l’époque bénie où chercher du travail n’était pas un problème. Mais peu à peu, les conseils sensés de quelques professionnels bien intentionnés (comment faire un CV ?) sont tombés dans l’amidon, sont devenus des « lois », se sont gravés dans le marbre et ont généré une anxiété généralisée à force de diktats : un CV « doit » être ceci ou cela…

Un peu d’esprit critique :
Descartes disait  « Ne rien admettre pour vrai que je ne le connusse être évidemment tel".
Critiquons :
  • Qui a décidé de ce que notre CV devait être ? 
  • Sur quelle table de la loi est-ce inscrit ? 
  • Qui détient une autorité sur notre chemin de vie ?
  • Où est-il dit qu’un recruteur recherche des salariés formatés qui ont gommé tout ce qui les rend uniques ?
Sommes-nous Madame ou Monsieur Tout-Le-Monde ?  
  • Si nous mesurons deux mètres, dormons-nous dans une boite à chaussures ? 
  • Avons-nous intérêt à nous couler dans un moule ?  
  • Si nous avons un parcours riche et  beaucoup d’expérience, faut-il les compresser sur un feuillet unique,  illisible, aussi pesant qu’un pudding,  sous prétexte de démontrer un brillant esprit de synthèse ?  
Oublions le canevas standardisé, avec les trois bandes grises tristounettes, les rubriques obligées et cette petite poubelle dépourvue de sens qu’on appelle « divers », dans laquelle on met n’importe quoi. 

Il est impossible qu'à l'heure du Web, le CV reste ce qu'il était il y a dix ans.

Un peu de réflexion :

Le recruteur Français est beaucoup plus exigeant que le recruteur Anglo-saxon et ceci pour une raison simple : il court le risque d’une erreur. Même si les conditions de licenciement ont récemment changé, les salariés Français sont beaucoup plus protégés que les autres. C’est une procédure difficile que de licencier quelqu’un. 
Longue et coûteuse.

Il prendra donc, à l’embauche, beaucoup plus de précautions que les recruteurs anglais ou américains, qui eux, peuvent se permettre de se tromper car les salariés qui ne font pas l’affaire seront licenciés du jour au lendemain, sans préavis ou presque et sans indemnités.

Communiquer
Un CV est la trace écrite de notre vie. Il parle de nous, il s’adresse à quelqu’un, il propose un échange,  c’est un outil de communication.
Dans toute communication, l’écoute est première.
 « Si nous avons une bouche et deux oreilles, c’est pour écouter deux fois plus que vous ne parlons ».

Commencer par l’écoute, c’est  comprendre ce dont le recruteur a besoin.

Il a besoin de savoir qui nous sommes, d’abord : en quoi notre personnalité correspond à la culture de son entreprise,  si nous avons les aptitudes requises par le poste,  si nous ne sommes pas le loup qu’il va introduire dans sa bergerie.  Ou la louve …

Il a besoin de savoir ce qui nous fait courir, ce que nous voulons, quels sont nos moteurs et nos ambitions, si nous allons nous investir ou si nous recherchons des charentaises pour garder les pieds au chaud.
  
Il a aussi besoin de savoir ce que nous savons, ce que nous savons faire.  C’’est la partie la plus facile de son travail, il lui suffira d’analyser notre expérience et de nous poser des questions précises. Mais nous pouvons prendre l’initiative avec une présentation claire de notre portefeuille de compétences.

Et surtout, il a besoin de savoir comment nous mettons en œuvre tout ce qui précède, pour agir, pour trouver des solutions à des problèmes imprévus.

Il a besoin d’un partenaire.

Un CV est donc l’aboutissement d’un travail de réflexion sur nous. Il en est la conclusion logique.

Il captera l’attention d’un recruteur si nous pouvons apporter des réponses à ses attentes explicites (l’offre d’emploi) et implicites (les besoins décrits ci-dessus).

Vous pouvez mener cette réflexion par vous-même : cliquez Ici
Si vous n’y parvenez pas, vous pouvez vous faire accompagner lors d’un bilan de compétences, qui vous amènera, étape par étape, à répondre à toutes ces questions, à mettre en forme vos arguments, à démontrer vos aptitudes, à parler de vous avec pertinence, en lien avec un projet qui soit viable et qui corresponde avec cohérence à une réalité économique.

Quand vous saurez ce que vous voulez dire et à qui vous voulez le dire, la forme émergera spontanément. Il sera moins nécessaire de compléter un CV insipide par une lettre de motivation : elles sont d’ailleurs de moins en moins lues par les recruteurs…

Commencer par inonder les entreprises de CV avant d’avoir réfléchi sérieusement à ces questions 
revient à commencer un roman par la fin…

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